Qui sommes nous ?

Fondée en 1999, l’Association Nationale des Victimes de l’Insécurité (reconnue d’intérêt général), s’est peu à peu spécialisée dans le soutien aux femmes et aux hommes victimes de mariage gris. L’A.N.V.I. milite en faveur de la reconnaissance du statut de victime des victimes de « bezness », une forme escroquerie sentimentale à but migratoire et/ou financier apparue dans les années 80′s avec le développement de nouvelles formes de tourisme sexuel basée sur une prostitution masculine dont la clientèle était principalement constituée de femmes européennes célibataires ou divorcées.

Le mot « bezness » sera popularisé en 1992 par le film du même nom, réalisé par le cinéaste tunisien Nouri Bouzid, qui raconte l’histoire de Roufa, beau jeune homme brun, qui vit de son corps en se prostituant auprès de touristes européennes d’âge mur. A travers la rencontre de la misère sociale d’un côté et le désoeuvrement sentimental de l’autre, Nouri Bouzid dessine le portrait d’une jeunesse confrontée à la souffrance de son propre sort et l’exploitation qu’elle peut tirer de celle de ces européennes pouvant leur offrir un passeport pour l’Europe.

Mais au contraire de cette image d’épinal, dans la réalité 80% des femmes victimes de mariage gris, sont elles-mêmes d’origine immigrée et issues de milieux modestes. A la faveur des liens avec leur pays d’origine, elles sont les « proies » idéales pour des hommes prêts à tout pour migrer en Europe. Y compris à tromper les sentiments de femmes seules en quête du « grand amour »…

L’A.N.V.I. consacre l’essentiel de ses efforts à soutenir les victimes de mariage gris, en leur apportant l’aide nécessaire à la réparation du préjudice d’abord moral subi par des personnes souvent en grand état de détresse quand elles se rendent compte de la tromperie dont elles ont fait l’objet. Souvent à ce préjudice moral, s’ajoute celui matériel et financier quand les victimes se sont laissées abuser au point d’y laisser leurs économies, et parfois leurs biens.