Bulletin Janvier Février 2011

Bulletin Janvier Février 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Laetitia 

En janvier 2011, un autre meurtre a été commis.. Lætitia Perrais, 18 ans, un jeune fille innocente, a disparu depuis le 19 janvier. Son corps a été retrouvé ce mardi 2 février. Il n’est pas formellement, identifié. Elle habitait Pornic (44). Selon notre analyse, cette jeune fille a pour son malheur fait la connaissance d’un homme, Tony Meilhon, qui au premier abord pouvait paraître rassurant et protecteur (termes employés par son ex-compagne pour le définir).

Il était trop tard lorsque après quelques jours Lætitia s’est rendu compte qu’en fait elle avait lié connaissance avec quelqu’un de dangereux. Son ex-compagne le décrit comme possessif, jaloux, pervers. Dans une lettre retrouvée chez elle, la victime se dit menacée et en danger de mort. Elle devait se savoir piégée dans une relation dont elle appréhendait l »issue, ayant réalisé que Meilhon voulait une relation amoureuse, alors que ce n’était pas le cas pour elle qui n’y voyait qu’une simple rencontre amicale. Elle ne voyait pas comme faire pour échapper à cet individu décrit par les enquêteurs comme un type ultra-violent et désocialisé.

Laetitia était jeune, craintive, isolée dans sa souffrance et sa peur. Elle n’a pas eu le réflexe de consulter internet, de rechercher une association comme la notre qui l’aurait encouragée à déposer plainte, quitte à ce que nous appuyons sa plainte comme cela nous arrive parfois.

Une défaillance de la chaîne pénale : la plainte déposée le 4 janvier 2001, contre Tony Meilhon par son ex-compagne pour viol avec violence, n’a pas fait l’objet d’un compte-rendu au parquet. Selon la presse, depuis cette date, Meilhon était inscrit dans le fichier des personnes recherchées. Le frère de Meilhon a déclaré récemment que sa plainte pour menaces avec violences était restée sans réponse. La plainte de Laetitia aurait-elle été prise en compte ? Peut-être si le fonctionnaire recueillant sa plainte avait consulté le fichier des personnes recherchées.

Meilhon, le principal suspect a échappé à son contrôle judiciaire. Faute d’effectifs les services de probation avaient l’accord de la hiérarchie administrative et judiciaire pour abandonner son suivi. Sa fiche ne mentionnait pas les nombreuses condamnations, pour violences et dégradations, menaces de mort et viol avec violences, recel et usages de stupéfiants. Elle n’indiquait que « outrage à magistrat ». ce qui ne le plaçait pas dans les cas jugés prioritaires. Il était seulement contraint à une recherche d’emploi et à l’obligation de consulter un médecin. Meilhon est aujourd’hui mis en examen pour enlèvement suivi de mort.

Une seule fois j’ai entendu la presse parlée dire que son traitement de la castration chimique aurait été diminué pour éviter des effets secondaires. Vrai ou faux ? Qu’en est-il exactement ? Combien de temps encore avant que l’utilisation du bracelet électronique pour les délinquants sexuels soit développée ?

Les dysfonctionnements de la Justice ne sont pas que le fait d’un fonctionnaire, du service de la probation ou d’un magistrat. La réduction des moyens humains et matériels ont eu pour conséquence la mort de Laetitia.

Un office opérationnel de suivi des délinquants sexuels et violents « sera créé d’ici le 15 février 2011 ». Il sera de type interministériel et permettra  « de repérer les délinquants dangereux et d’alerter les services opérationnels, grâce à un partage des informations détenues par les différents services. Il serait temps !!!

A ce que l’on sache, Meilhon n’avait jamais tué auparavant. Selon la presse, le viol commis sur son co-détenu n’aurait pas été jugé au premier degré, mais comme une « punition » l’individu étant en prison pour plusieurs viols. Le premier viol à retenir serait donc celui de son ex-compagne, « relations sexuelles imposées » pour lequel elle a déposé plainte fin décembre 2010.

La Justice ne cessera pas de nous surprendre !

La lenteur de l’Etat à mettre en place les moyens adaptés est désespérante. Combien de temps encore pour une meilleure sécurité  de tous ?

Blandine JULLIAN

Les lois doivent être strictement appliquées :

Tant qu’il n’y aura pas assez de prisons pour que les peines soient appliquées, la Justice française ne sera qu’en partie satisfaisante pour les victimes qui auront eu à souffrir d’infractions ou de violences. Concernant les criminels condamnés à perpétuité, ils ne devraient bénéficier d’aucune remise de peine.

En 2009, près de 30 000 peines sont restées en attente d’exécution. La France est le pays d’Europe qui compte le moins de places en prison. Au 1 er janvier 2011, il y avait 60 978 détenus pour 54 000 places dans les établissements pénitentiaires. Un choix doit être fait, et vite. Si l’État est vraiment le garant de la sûreté, de notre sécurité, l doit tenir ses obligations envers un peuple sans défense. D’autant que la Justice sanctionne sévèrement les quelques courageux qui se risquent à résister à une agression.

Prétendre que la Justice est rendue au nom du peuple français est une forfaiture dans certains cas. L’application de la loi demande du bon sens, dans l’intérêt des braves gens. Ce ne serait qu’un bienfait si des jurys étaient introduits dans les tribunaux correctionnels et dans les tribunaux d’application des peines.

Trois dames âgées, décédées suite à un vol à l’arraché. Les vols sur les personnes âgées ne cessent de s’accroître. Ce sont des actes commis avec violence avant, pendant ou après le vol à l’arraché. D’après la presse, ce mois de janvier compte trois victimes domiciliées chacune à Vauvert, Marseille, Paris. Si un recensement était fait sur le plan national, nul doute que leur nombre serait bien plus élevé. Des appels à témoin sont lancés. A Vauvert, une caméra de vidéo surveillance montre un homme dissimulé sous sa cagoule. Selon les gendarmes il viendrait d’ailleurs. Il semblerait que les délinquants se déplacent d’un endroit à l’autre, où ils ne sont pas connus.

Délinquant récidiviste : « Elle n’a pas pu me reconnaître, j’étais caché par ma cagoule» c’est ce qu’a déclaré un délinquant mineur pour sa défense, lors de sa comparution au tribunal de Nîmes. A Vauvert, Le 4 novembre 2010, il volait le sac à main d’une dame âgée. Lorsque le sac fut retrouvé, il manquait une somme importante, et un téléphone portable, papiers d’identité, etc.. La dame a eu 8 jours d’I.T.T. Le 31 novembre 2010, reconnu coupable des faits, le délinquant a été condamné à un an d’emprisonnement assorti du sursis avec une mise à l’épreuve sur 18 mois et l’obligation de formation, mais également l’obligation de placement dans un centre adapté.

Cette dame nous a contactés, découragée par son avocat d’obtenir les indemnités fixées par le tribunal, disant que les parents du délinquant ne sont pas solvables. Nous l’avons réconfortée et lui avons remis un dossier à remplir pour le SARVI, (Service d’Aide au Recouvrement pour les Victimes d’Infractions) et à envoyer dés qu’elle aura reçu le compte rendu du jugement et le certificat de non appel. A ce jour, la victime ignore si le délinquant est en liberté. Elle a écrit au Procureur.

Jugement : Charlotte Bouverat avait fait appel fin 2010, d’un jugement qui autorisait son agresseur sexuel à loger dans le même immeuble qu’elle. Nous apprenons ce lundi 31 janvier, avec satisfaction , que le tribunal non seulement a confirmé la peine de 4 mois de prison avec sursis, et l’obligation de soins, mais, et c’est le plus important pour la victime, que l’individu doit changer de résidence. ll lui est interdit de paraître à Asnières . Charlotte n’aura plus à craindre de rencontrer son agresseur en arrivant ou en partant de chez elle.

Mariages gris : Tous les jours nous recevons des appels de personnes dont tout laisse à croire qu’elles sont victimes de mariages gris. Hommes et femmes, jeunes ou plus âgés, ils ou elles ont été des proies faciles pour des individus qui n’avaient qu’un but : l’escroquerie sentimentale à but migratoire.. L’escroc s’en va dés qu’il a son titre de séjour, ou qu’un enfant est né, après avoir dépouillé financièrement son conjoint. Certaines femmes se trouvent victime de bigamie par dissimulation. Or, la Justice française ne le prend pas en compte pour l’annulation du mariage en France, si le second mariage a été célébré à l’étranger et que la deuxième épouse y vit encore. (Nous allons agir à ce sujet). La grande majorité des victimes sont en dépression, leur vie est brisée, elles ont du mal à envisager un avenir heureux, consacrant ce qui leur reste d’énergie dans des procédures de divorce ou d’annulation.

En relation avec Suzanne VIGH qui a créé l’association « agir contre les paternités grises » et pour lutter aussi contre les maternités grises, nous encourageons les parents des enfants victimes, à demander l’annulation du mariage et la déchéance des droits parentaux.

La majorité des femmes sont aussi victimes de violences. Pour celles qui se retrouvent seules, abandonnées avec un ou plusieurs enfants, sans savoir où le père se trouve, sans toucher une pension, qu’elles déposent plaintespour abandon de famille. Ce qui préparera la déchéance des droits parentaux. Ce début de mois, une victime nous apprends que monsieur non seulement est parti sans laisser d’adresse, mais il a fait couper le gaz et l’électricité. La mère et son enfant sont restées trois jours sans chauffage, en plein hiver. Monsieur qui possède une voiture à son nom, payée par un crédit au nom de sa femme, voulait faire des économies.

Les hommes, eux, sont en plus victimes de plaintes pour violences conjugales mensogères, les candidates à l’immigration usant de L’article l 313.12 du CESEDA « le renouvellement de la carte de séjour est subordonné au fait que la communauté de vie n’ait pas cessé. Toutefois lorsque la communauté de vie a été rompue à l’initiative de l’étranger en raisons de violences conjugales qu’il a subies de la part de son conjoint l’autorité administrative peut accorder le renouvellement du titre. » Heureusement, beaucoup de ces plaintes sont classées sans suites. Trop tard parfois, pour certains, puisque entre temps, le « suspect » a été fiché sur le STIC et/ou soumis à un contrôle judiciaire, obligé de quitter son logement dont il continuera à payer le loyer, etc…